Le futur de l'aérien : voler sans brûler du fuel?
On le sait, l’environnement est en danger. Et quand bien même le transport aérien ne représente que 2 - 3% des émissions de CO2, il n’est pas envisageable de fermer les yeux et de ne pas essayer de mieux faire. Le secteur sera d’ailleurs soumis en 2012 à l’ETS (Emission Trading System) et aura pour conséquence, entre autres, d'obliger les acteurs du transport aérien à repenser leur modèle. Après avoir écumé les très nombreuses innovations pouvant réduire à terme l'impact écologique des avions (le biofuel, la réduction du poids des appareils, la meilleure rationalisation du trafic aérien, etc.) , je me suis surpris à rêver d’autres choses. Et si brûler du fuel n’était pas la seule façon de voler ? C’est en tout cas le leitmotiv de certains Géo Trouvetout, assez intrigants pour ne pas balayer leurs idées d'un revers de la main.
Au début de l'aviation, une multitude de tentatives, qui nous paraissent aujourd'hui toutes plus saugrenues les unes que les autres, étaient nées du désir fou de voler. La plupart ont été abandonnées mais il y en a une, aujourd'hui, qui reprend son envol: le Zeppelin, « le plus léger que l'air ». D'autres idées fleurissent qui intègrent cette fois les innovations technologiques. Ainsi, le fameux Solar Impulse de Bertrand Picard souhaite conquérir le ciel avec un temps de vol « illimité ». Et le professeur Ian Poll, du centre de recherche gouvernemental Omega, s'emploie à démontrer que les réacteurs nucléaires seront la seule réponse efficace contre les émissions de CO2 en 2050.

Parmi toutes ces initiatives, plus ou moins provocatrices, une autre émerge ; l'hydrogène converti en pile à combustible puis en énergie électrique. Le Centre Aérospatial allemand, en juillet 2009, a fait voler le premier avion à hydrogène avec réussite. Et si Boeing a renoncé à doter son Dreamliner de cette technologie, le constructeur américain ainsi qu'Airbus suggèrent que l'hydrogène pourrait jouer un rôle important dans les prochaines années.














