Une initiative touristique responsable, solidaire et originale
Les agences touristiques spécialisées dans l’achat de bonne conscience pour l’espace d’une semaine fleurissent. Fatigué des offres de voyages me proposant de sortir de mon bel hôtel pour rencontrer la vraie population locale. Lassé des initiatives souhaitant vraiment répondre aux critiques du tourisme de masse. En bon internaute, je cherche autre chose..
Je me retrouve alors sur le site de Double Sens. « Ne pas bronzer idiot » : telle pourrait être leur devise. Je trouve le nom bien trouvé pour définir le concept original de cette société spécialisée dans l’échange entre touristes et populations locales béninoises et bientôt burkinabés. Car, en y regardant de plus près, cette fois, le touriste ne semble pas être considéré comme un simple visiteur mais comme un acteur agissant pour le développement de la vie locale afin de mieux comprendre le pays qu'il visite. Et selon l'un des deux créateurs de Double Sens, Antoine Richard, ça marche. « 15 emplois directs ont été créés ainsi que des retombées économiques importantes malgré un système viable économiquement qu'à partir de la 4ème année. Il faut y croire jusqu'au bout! De nombreux sacrifices personnels ont été faits pour mener à bien ce projet. »
En clair, Double Sens héberge les touristes qui vivent alors au contact direct avec les habitants avec, comme le dit Antoine, « des différences culturelles, qui sont la vraie force de Double Sens ». En semaine, des formations et cours sont alors dispensés par les touristes aux populations locales, ainsi que des projets d’aide au développement local. En échange, ces derniers partagent leur culture et savoir faire et des excursions sont alors organisées durant le week-end et les autres semaines à travers le pays.
La durée du séjour varie autour d’1 mois pour les clients individuels mais aussi pour les entreprises qui y envoient leurs salariés pour des « team building ». De plus en plus populaire parmi les dirigeants des sociétés françaises, Double Sens reverse 70% du chiffre d'affaires à l’économie locale.
Chacun y trouve son compte, tant mieux !














