L'Association internationale du transport aérien (IATA) vise une certification des biocarburants pour les vols commerciaux d'ici 2011. Lors d’un récent sommet Aviation et Environnement à Genève, son Directeur Général Giovanni Bisignani, a expliqué que les derniers tests effectués par plusieurs compagnies dont Continental Airlines (USA), JAL (Japon), Air New Zealand et Virgin (Royaume-Uni) avaient montré que les nouvelles générations de biocarburants plus durables avaient donné des résultats encourageants. La certification est considérée comme la première étape technique susceptible de lever les incertitudes pesant actuellement sur l'utilisation de biocarburants par l’aviation. Mais d’autres obstacles liés notamment au coût et à l'approvisionnement doivent encore être surmontés. Aujourd’hui, la question de la viabilité commerciale (des biocarburants, ndlr) se pose de manière extrêmement pressante. Le prix des matières premières liées à leur fabrication est en effet tel aujourd'hui qu'un baril de biocarburant est plus de deux fois plus cher qu'un baril de pétrole. Aussi la production commerciale doit-elle être une priorité pour les gouvernements, qui doivent l'encourager par des incitations fiscales efficaces et un cadre de régulation. Autre obstacle à surmonter, les biocarburants sont également très controversés, leurs détracteurs estimant qu'une production à grande échelle se ferait au détriment des cultures destinées à l'alimentation et aggraverait la pénurie alimentaire globale, en plus d'exercer une forte pression sur les ressources en eau de la planète. Selon Bill Clover, le responsable environnement du constructeur américain Boeing, les biocarburants pourraient permettre de réduire les émissions de CO2 de 50% sans avoir besoin de changer les flottes d'avions. Selon IATA, cette année, les émissions de CO2 causées par le secteur de l’aérien seront en baisse en raison principalement de la réduction du trafic aérien dû à la crise. IATA représente 230 compagnies, soit 93% du trafic aérien international.